Newsletter avril - mai 2026
- Union pop Choisy

- 6 juin
- 8 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 juin
Restez informé·es avec la newsletter du groupe France insoumise - Union populaire pour Choisy ! Actualité du conseil municipal, projets et luttes en cours dans la ville ou le département, analyses politiques, élection présidentielle : l'essentiel à retenir pour garder un œil sur celles et ceux qui vous dirigent et vous mobiliser pour défendre vos droits.
Hommages aux victimes
Suite aux plusieurs drames qui se sont déroulés ces dernières semaines à Choisy, mais aussi à Fleurance, notre groupe souhaite rendre hommage aux victimes.
À Amandine et son fils Virgile.
À Jonaël.
À Maxyne.
À Lyhanna.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à leurs familles.
Actualité du conseil municipal et démocratie locale
PASAM : des démarches plus lourdes pour les familles
Le PASAM (Pass d’Accès Solidaire aux Activités Municipales) est un dispositif qui permet aux familles de bénéficier de tarifs adaptés à leurs revenus pour accéder aux activités et services municipaux : restauration scolaire, accueils périscolaires, centres de loisirs, activités jeunesse, centres sociaux ou encore conservatoire.
Lors du dernier conseil municipal (15 avril 2026), la majorité a décidé de modifier les modalités de calcul et de justification permettant l’accès à ce dispositif.Derrière une mesure présentée comme technique se cache en réalité un changement concret pour les habitant·es. Les familles devront désormais fournir davantage de justificatifs pour faire valoir leur situation. En l’absence des documents demandés, le tarif le plus élevé sera automatiquement appliqué.
Cette évolution nous interroge.
Alors que l’accès aux droits devrait être simplifié, la municipalité choisit au contraire d’ajouter des formalités administratives supplémentaires. Pour certaines familles, ces démarches peuvent constituer un véritable obstacle, avec le risque de payer plus cher ou de renoncer à certaines activités.
Les conséquences concerneront également les services municipaux. Les agent·es devront consacrer davantage de temps à l’examen et au contrôle des dossiers, ce qui alourdira encore leur charge de travail.
Cette décision intervient dans un contexte où les tarifs municipaux augmentent en moyenne de 2%. De nombreux services sont concernés : cantine, accueils périscolaires, centres de loisirs, activités jeunesse, centres sociaux ou conservatoire.
Pour notre part, nous restons attaché·es à une autre conception du service public local : des démarches simples, un accès facilité aux droits et des tarifs qui permettent au plus grand nombre de participer à la vie de la commune. La solidarité ne devrait jamais se traduire par davantage de complexité administrative.
Conseil municipal des enfants : nos enfants méritent mieux !
À Choisy-le-Roi, un conseil citoyen des enfants existe depuis 2011. Après une période de campagne électorale en octobre, les élèves de CM1 et de CM2 sont invité·es à élire leurs 28 représentant·es. L’objectif du conseil citoyen des enfants est louable: favoriser l’apprentissage de la participation à la démocratie locale en faisant découvrir aux enfants le fonctionnement d’une commune et en les accompagnant dans le processus démocratique de leurs décisions.
Mais dans les faits, les jeune élus n’ont aucun espace d’expression : ni blog, ni page dans le journal municipal. Ils n’ont aucun budget à gérer pour faire aboutir des projets qui auraient été décidés avec leurs camarades de classe, le seul moment où l’on aperçoit les jeunes élu·es dans le journal « Vivre à Choisy » c’est proche du maire lors des inaugurations et des commémorations.
Oui, nos enfants méritent mieux !
Conseils de quartier : juste une illusion
Dans le dernier « Vivre mieux à Choisy » la majorité municipale se réjouit d’avoir recréé un dialogue de proximité dans les 4 conseils de quartiers de la ville. Depuis 2022, chaque conseil s’appuie sur 3 ou 4 personnes référentes chargées de faire le lien entre les habitant·es et la municipalité.
Mais quel bilan, 4 ans plus tard ?
La fréquentation des conseils s’est considérablement affaiblie au fil des ans avec une moyenne de 15-20 personnes, les compte-rendus sont rédigés par les élu·es du conseil municipal et non par les référent·es et surtout il n’y a aucun budget géré par les conseils de quartier.
À Choisy, on est loin d’une vraie démocratie participative.
Actualité locale

Val-de-Marne : les habitant·es en lutte contre le projet d’incinérateur à Vitry-sur-Seine
Après une longue bataille menée par les maires successifs de Vitry-sur-Seine pour obtenir le départ du dépôt pétrolier du quartier des Ardoines, les Vitriot·es et leurs voisin·es du Val-de-Marne se retrouvent aujourd’hui à nouveau mobilisé·es.
Le Conseil de Paris a en effet délibéré, en décembre 2025, en faveur de la construction d’une « chaufferie » dans le sud de la ville : une méga-usine destinée à produire du chauffage par l’incinération de matériaux qui ne peuvent être considérés comme ordures ménagères, comme le bois verni, les mousses, certains plastiques et d’autres déchets dits « complexes », c’est-à-dire des objets composés de plusieurs matières inséparables, souvent plastiques. Un cocktail de substances toxiques qui inquiète légitimement les habitant·es du Val-de-Marne, déjà confronté·es à la présence de trois autres incinérateurs dans le département.
L’heure est donc à la mobilisation. Ces substances chimiques, déjà bien connues : dioxines, PFAS et métaux lourds sont nocives pour l’air, l’eau et les sols. De nombreux cas de cancers, de maladies neurodégénératives et de malformations congénitales graves ont été observés chez des personnes travaillant ou vivant à proximité de l’incinérateur d’Ivry. Un grave danger sanitaire qui rend cette décision d’autant plus injuste pour les habitant·es du Val-de-Marne, déjà parmi les plus exposé·es de France à ces nuisances.
Pour plus d’informations :

Choisy-le-Roi : le passeur de rive entre succès populaire et désengagement financier
À l’occasion de l’inauguration du nouveau bateau électrique du passeur de rive à Choisy-le-Roi, nous tenons à rappeler les enjeux politiques majeurs qui entourent ce service de proximité, aujourd’hui plébiscité par les habitant·es mais fragilisé par des choix budgétaires et institutionnels préoccupants.
Le passeur de rive, porté par l’association Au Fil de l’Eau, assure la liaison entre les deux rives de la Seine et constitue une alternative essentielle aux déplacements contraints dans la ville. Gratuit, accessible et utile au quotidien, il s’est imposé comme un équipement structurant du territoire. Sa fréquentation en forte hausse en témoigne : d’environ 3 000 usager·es il y a quelques années, le service dépasse aujourd’hui les 8 000 passager·es, avec près de 7 000 traversées réalisées en 2024 sur seulement 54 jours de navigation. Cette progression confirme à la fois son utilité sociale et la nécessité d’un développement plus ambitieux.
L’électrification du bateau constitue une avancée écologique que nous saluons. Elle permet de réduire les émissions de CO₂, de limiter les nuisances sonores et d’améliorer les conditions de navigation. Elle s’inscrit dans une logique de transition environnementale que nous défendons, à condition qu’elle soit accompagnée des moyens nécessaires et ne repose pas sur des structures associatives laissées seules face aux coûts de modernisation.
Au-delà de son rôle de transport, le passeur de rive est aussi un outil d’insertion professionnelle et d’éducation à l’environnement. Les salarié·es en parcours d’insertion participent à son fonctionnement, tandis que de nombreuses actions sont menées auprès des écoles, sur la sensibilisation écologique et sur la protection des milieux naturels. Ce modèle, vertueux sur le papier, repose pourtant sur un équilibre financier de plus en plus instable.
Nous alertons en effet sur la fragilisation progressive du service liée à la baisse des financements du Département du Val-de-Marne. Alors même que la fréquentation augmente, les moyens diminuent, entraînant déjà des conséquences concrètes : réduction des jours de navigation, arrêt anticipé de certaines saisons, difficultés de planification et impossibilité d’anticiper les investissements. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle concerne un service en pleine croissance et reconnu pour son utilité publique.

Commémoration des abolitions de l'esclavage
Le 10 mai 2001, la loi Taubira est adoptée au Sénat, reconnaissant officiellement l’esclavage comme crime contre l’Humanité. Depuis 2006, la France célèbre donc en ce jour la journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions.
À Choisy, le Collectif pour l’Histoire de l’Esclavage (CHE) a pris la parole lors de la commémoration du 10 mai devant la Colombe de la paix, et a organisé le 13 mai au Royal une rencontre avec les élèves des collèges Vallès et Zola, venu·es présenter avec leurs enseignant·es leurs travaux sur cette thématique.
Enfin, le 29 mai, le CHE a organisé au collège Jules Vallès une conférence-débat sur Les rôles et résistances des femmes esclaves en présence de 80 personnes, de la librairie le Marque page et de l’association culturel Espace Outre-mer. La soirée s’est terminée par un moment convivial et musical autour d’un repas créole.


Actualité nationale et internationale

Une école à Gaza
En solidarité avec le peuple palestinien, victime d'une destruction systématique de son territoire par l'armée israélienne, le collectif Solidarité Choisy Palestine soutient le projet "Al-Amal : l'école de l'espoir" pour financer la construction d'une école dans le camp de réfugié·es d'Al Mawasi à Gaza. Le projet a été présenté vendredi 5 juin à Choisy le Roi par l’association Choisy-Palestine.
Cette action d’une école sous tente déjà existante doit être soutenue financièrement pour assurer sa pérennité alors que la situation à Gaza est toujours aussi dramatique. Actuellement, une vingtaine d’associations régionales soutiennent cette réalisation qui est pilotée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) de Nantes. Sa survie nécessite des dizaines de milliers d’euros chaque année pour assurer l’éducation, la nourriture des enfants et le soutien aux enseignants.
À Choisy le collectif a collecté en quelques jours 685,70 euros.
Faire un don pour le projet sur helloasso.com ou en contactant le collectif à solidarité.choisy.palestine@gmail.com pour soutenir des actions de solidarité internationale.
Le 21 juin, mettons KO le racisme, les discriminations et l'extrême-droite !
Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis / Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État.
Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet.
Il n’y a pas de place pour l’indifférence !
Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagé·es pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel·les, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société.
Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.
Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d’une société réellement égalitaire, fraternelle et libre.
Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité.
Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreux·es, solidaires, déterminé·es.
À Choisy, nous organisons un départ collectif à cette manifestation le 21 juin.

La bataille de 2027 est lancée : avec Jean-Luc Mélenchon nous pouvons l'emporter !
L'élection présidentielle est désormais dans moins d'un an. Avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise est déjà projetée au second tour dans de nombreux scénarios. Comme toujours, les sondages et les médias surévaluent l'extrême-droite, et affirment qu'une victoire de la gauche est impossible. Nous leur avons prouvé en 2024 qu'avec une gauche de rupture et une forte mobilisation populaire nous pouvions les balayer, eux et leurs idées racistes et réactionnaires.
Avec nous, c'est carré
Jean-Luc Mélenchon a réuni 26 000 personnes pour son meeting de lancement de campagne à Saint-Denis dimanche 7 juin, et a déjà reçu 310 000 parrainages citoyens sur melenchon2027.fr.
Nous avons un programme complet et étudié, une équipe de choc prête à gouverner et surtout des dizaines de milliers de militant·es partout sur le territoire qui sont déjà en campagne à coller, distribuer des tracts et organiser des réunions.
Rejoignez-nous !
Face à la grande bataille qui s'annonce, nous avons donc besoin de vous toutes et tous. À Choisy-le-Roi comme ailleurs, rejoignez le groupe militant le plus proche sur actionpopulaire.fr, et entrez dans la campagne. Tout l'été et l'automne nous allons avoir besoin de vous pour inscrire vos proches, vos voisin·es, vos collègues sur les listes électorales (plus de 10 millions de français·es sont non-inscrits ou mal-inscrits).


Merci pour cette newsletter, très intéressant !